Archive for décembre, 2010

29 décembre 2010

Integration on the Frontier : the East African Community as an investment destination

The Fletcher Africa Business Group (The Fletcher School, Tuft University) & The Corporate Council on Africa – Rapport, Décembre 2010

http://fletcher.tufts.edu/news/2010/12/oped/Kelly-Dec20.shtml

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29 décembre 2010

Pour une année 2011 africaine pour les PME !!!

L’année 2010 qui s’achève fut incontestablement l’année zéro du continent Africain. Pour la première fois les médias nous ont présenté le visage souriant du continent noir. En cette fin d’année, les rapports s’accumulent qui annoncent une année 2011 encore plus prometteuse.

Ici et là des grands groupes internationaux y déploient des stratégies volontaristes pour l’avenir. On se réjouit d’une population non seulement en croissance mais au pouvoir d’achat véritablement émergent, on parle de profitabilité, on se félicite d’une croissance durablement installée. Après la déferlantes des investisseurs chinois, indiens et brésiliens, n’est-ce pas Barack Obama qui affirmait récemment devant un parterre de députés ghanéens que le 21è siècle sera celui de l’Afrique ? Nos dirigeants européens semblent finalement eux aussi sentir le vent tourner qui nous invitent –  encore trop timidement sans doute – à nous intéresser à cette destination. Les soubresauts ivoiriens de l’hydre du malheur n’y changeront rien, le train de l’histoire est en marche.

En cette période de vœux, souhaitons-lui de faire bonne route. Souhaitons aussi que nos PME ne tardent pas à y prendre place. Pour elles aussi, la voie d’un avenir de croissance passera assurément par l’Afrique.

29 décembre 2010

La Communauté Economique d’Afrique de l’Est (EAC) comme destination d’investissement (Corporate Council on Africa and the Fletcher Africa Business Group at The Fletcher School, Tufts University 20/12/2010)

Avec une population de 126 millions d’habitants et un PIB de l’ordre de 80 milliards de USD, comparable à celui du Vietnam, la Communauté Economique de l’Afrique de l’Est (EAC) représente un marché en croissance rapide dont un  des aspects les plus attrayant réside dans l’émergence d’une véritable classe moyenne. Ce groupe émergent n’est pas uniquement constitué d’individus avides de consommer, il représente aussi une large section de population éduquée et mondialisée. Le Corporate Council on Africa (CCA) et le Fletcher Africa Business Group de la Fletcher School, Tuft University, nous en donne un aperçu très exhaustif dans son dernier rapport du 20 décembre 2010. Cliquez sur EAC_TuftUniversity pour charger le rapport.

29 décembre 2010

Energie: plus d’un milliard de dollars pour des projets de développement en Afrique (African Press Organization 22/12/2010)

Conformément à la priorité accordée au développement énergétique du continent africain, le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a récemment approuvé un total de plus d’un milliard USD de projets dans le secteur de l’énergie.

Ces projets, situés en Egypte, en RDC, en Ethiopie, au Kenya et en Tanzanie, sont :

 – Un prêt de 550 millions USD pour financer le projet de centrale thermique à cycle vapeur de Suez, en Egypte. Le but du projet consiste à accroître la capacité de production d’électricité en Égypte et à contribuer ainsi au développement socioéconomique du pays. Le projet porte sur la construction d’une centrale électrique à cycle à vapeur de 650 mégawatt (MW) sur un site situé à proximité de la ville de Suez, à environ 150 km à l’Est du Caire. L’électricité produite sera transportée de la centrale grâce à un réseau 220 kV, suite à la réhabilitation de la ligne de transport aérienne double circuit existante et à la construction de deux câbles souterrains supplémentaires. L’électricité produite sera utilisée à des fins industrielles et commerciales dans le pays et contribuera ainsi à la création d’emplois, à l’accroissement de la productivité et du nombre de branchements au réseau électrique et à l’amélioration de la qualité de la vie. Au rang des autres bénéficiaires directs du projet figurent les populations riveraines du site du projet, qui tireront parti de la création d’emplois pendant les phases d’exécution et d’exploitation du projet. Ce projet a été approuvé par le Conseil d’administration de la BAD le 15 décembre 2010.

 -Un don du Fonds Africain de Développement (FAD) de 14,8 millions USD, et un don d’un montant de 91,8 millions USD, de la Facilité des Etats fragiles pour un projet d’électrification périurbaine et rurale en République démocratique du Congo (RDC). Il s’agit d’un projet d’investissement portant sur la réhabilitation et l’extension du système de distribution d’énergie électrique de Kinshasa et des localités choisies dans quatre provinces en RDC. Il comprend l’assainissement, la réhabilitation et l’extension de lignes moyenne et basse tension, la réalisation de branchements, l’installation de foyers d’éclairage public, la promotion d’actions commerciales spécifiques pour accroître le nombre de nouveaux abonnés et toucher le maximum de populations, particulièrement les plus défavorisées. Toutes ces opérations vont contribuer à l’augmentation de l’énergie disponible, à l’amélioration des conditions d’exploitation du réseau et à une meilleure performance opérationnelle des acteurs du secteur. Elles contribueront aussi à la réduction des pertes techniques et non techniques, notamment par l’installation de compteurs à prépaiement. Ce projet a été approuvé le 15 décembre 2010.

  -Un prêt de 143,44 millions USD et un don de 88,75 millions USD pour le projet d’amélioration du transport de l’électricité, en Ethiopie. Le projet comprend la construction, sur base de contrat clés en main, de quatre lignes de transport 230 kV et des sous-stations connexes. Ces lignes et sous-stations se présentent sous les formes suivantes : i) une ligne de transport 230 kV de 352 km entre Koka et Hurso; ii) une ligne de transport 230kv de 315 km couvrant les tronçons Alaba-Hossana-Wolkite, Gilgel-Gibe I et Jimma-Agaro-Bedele; iii) une ligne de transport 230 kv de 141 km reliant Alamata, Muhoni et Mekele; et iv) une ligne de transport 230 kV de 140 km entre Metu et Gambela; et la construction de huit nouvelles sous-stations connexes, l’extension de sept sous-stations et la modernisation de quatre sous-stations principales dans les environs d’Addis-Abeba, à Debre Markos. Ce projet a été approuvé le 6 décembre 2010.

 -Un prêt de 71,45 millions USD pour un projet d’amélioration du réseau de transport d’électricité, au Kenya. Le projet consiste à construire des lignes de transport d’électricité de 132 kV d’une longueur de 431 km, agrandir six travées de sous-stations et construire huit nouvelles stations d’une capacité de 132/33 kV. Le projet permettra d’augmenter l’offre d’électricité à l’est et l’ouest du pays, de porter à 200 000 le nombre de raccordements annuels et de porter de 20 % à 40 % le taux d’électrification rurale à l’horizon 2020. Le projet a été approuvé le 6 décembre 2010.

 -Un prêt de 69,4 millions USD pour projet de ligne principale de transport Iringa–Shinyanga, en Tanzanie. La ligne projetée aura une tension de 400 kV et une longueur approximative de 670 km. Elle permettra l’interconnexion de quatre postes dans les villes d’Iringa, Dodoma, Singida et Shinyanga. Le projet a été approuvé le 26 octobre 2010.

28 décembre 2010

Une croissance de 5,5% au sud du Sahara (Les Afriques n°143 du 16/12/2010)

Au sortir d’une année 2010, qui a vu de nombreuses économies de pays africains renouer avec des rythmes de croissance d’avant crise et des consultations électorales souvent difficiles, l’année 2011 s’annonce avec un agenda politique chargé.

Avec des estimations du FMI et de la Banque mondiale, plutôt bonnes sur le plan économique pour l’année qui s’annonce, et un certain rush d’investissements annoncés, on se dirige, en 2011, vers des économies revigorées en Afrique. Pour peu que la déclaration de Tripoli, adoptée à l’issue du sommet Afrique-UE, s’applique et ne se limite pas aux intentions, la transformation de l’essai économique arrivera à stimuler le développement en Afrique. La croissance économique devrait se situer en Afrique au sud du Sahara autour de 5,5% selon le FMI. En dépit de quelques risques à la baisse, la reprise économique devrait se poursuivre à un rythme soutenu.

Période d’élections

Au niveau politique, 2011 ne sera pas moins électoral que l’année précédente. Dès le mois de janvier, le Niger, le Soudan et la République centrafricaine entameront le ballet. En effet, au Niger, le premier tour de l’élection présidentielle, couplée aux législatives est prévu le 3 janvier 2011. Il s’agit de rétablir un régime civil après le coup d’État militaire du 18 février 2009 (le général Salou Djibo la tête de la junte militaire déposa Mamadou Tandja). Abdourahmane Ghousmane, président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), annonçait cette date le 3 juillet dernier. Si un éventuel 2ème tour est programmé le 14 janvier, les résultats définitifs seraient proclamés le 4 mars, pour une investiture le 11 mars 2011. Quelques jours plus tard (9 janvier), ce sera au tour des Soudanais de se prononcer par un référendum devant décider de l’indépendance ou non du Sud, conformément à l’accord paix de 2005, qui a mis fin à deux décennies de guerre civile, entre le nord et le sud, qui a coûté près de deux millions de vies. La partition du pays est probable. Non loin du Soudan, la République centrafricaine, dans un élan de réconciliation et de stabilité nationale, va se diriger le 23 janvier, (pouvoir, opposition et ex-rebelles confondus) vers de cruciales élections présidentielles et législatives. Après deux reports et de nombreuses tergiversations, les observateurs croisent les doigts. Quoiqu’il en soit, les périodes postélectorales en Guinée et en Côte d’Ivoire restent encore fraîches dans les mémoires.

Entre entente et compromis

Au mois de mars, le carrousel des élections présidentielles et législatives fera escale au Bénin. D’ailleurs, les parlementaires de ce pays viennent d’opter (par 49 voix contre 33) pour l’utilisation d’une liste électorale ad’hoc exhaustive et transparente, en cas de non disponibilité à temps de la Liste électorale permanente informatisée (LEPI). Un peu plus au nord-est de ce pays, Djibouti connaîtra en avril 2011 des élections présidentielles, jugées décisives. L’actuel Président Ismaël Omar Guelleh a succédé à Hassan Gouled Aptidon (père de la nation) à la tête du RPP, en 1999 et sera élu le 9 avril de la même année, devenant le 2ème président de la République de Djibouti. Il sera réélu en 2005, sans trop de mal. Avec un bilan plutôt contrasté, Ismaël Omar Guelleh pourrait faire les frais d’une opposition qui se cherche.

Saut démocratique ou reculade ?

Au même moment l’Etat le plus peuplé d’Afrique, le Nigeria organisera le 9 avril ses élections, préalablement fixées en janvier. Attahiru Jega, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a annoncé que les élections présidentielles et législatives du Nigeria se tiendront finalement le 9 avril, tandis que les élections des gouverneurs et des députés locaux ont été fixées au 16 avril. Goodluck Jonathan, nommé Président suite au décès de Yar’Adua tentera de conquérir enfin le vote de ses compatriotes. Suivront dans l’ordre chronologique, les législatives du Gabon le 23 avril 2011, la présidentielle de Madagascar (4 mai 2011), qui vient de sortir d’un référendum pour une nouvelle Constitution, et quatre jours plus tard (8 mai 2011) la présidentielle du Tchad (reportée du 23 avril 2011). Excepté les législatives en République démocratique du Congo (RDC) en juillet 2011, des élections présidentielles sont successivement attendues en Egypte au mois de septembre 2011, au Cameroun entre août et octobre, au Libéria (couplées aux législatives), et enfin en RDC, exactement le 27 novembre 2011. Au Sénégal, le débat politique est suspendu à la constitutionnalité de la candidature de Me Wade sur fonds de prolifération de partis politiques (plus de 160), qui ont dû mal à se coaliser pour conquérir le pouvoir. Un tel climat risque fort, d’ailleurs, d’impacter les récents satisfécits du FMI sur le redressement économique. Dans chacun de ces pays, les majorités et oppositions fourbissent leurs armes et mettent au point leurs stratégies.

Daouda MBaye