Nairobi, la prochaine Silicon Valley? (Slateafrique.com du 10/02/2011)

La Silicon Valley est un modèle de développement porteur en Afrique. Cette mythique technopôle californienne concentre —après avoir vu naître— les meilleures entreprises mondiales en matière de technologies de l’information et de la communication (TIC) —Apple, Google, eBay ou encore Yahoo!.

Hier, c’était en Asie que la Valley voyait son monopole concurrencé par la ville indienne de Bangalore, aujourd’hui c’est Nairobi, la capitale du Kenya, qui serait elle aussi en passe de devenir le pôle des technologies de pointe en Afrique de l’Est, rapporte le site Africa Report.  Avec une population de 120 millions d’habitants, le marché intérieur de la région est en effet une importante source de revenus potentiels.

Des acteurs de taille se mobilisent pour faire de la ville un lieu d’innovation, mais aussi de délocalisation pour les entreprises étrangères. Les entrepreneurs privés sont nombreux à miser sur le développement de logiciels. Ihub par exemple est la première plate-forme africaine qui regroupe développeurs, programmeurs et bloggeurs pour travailler sur de nouvelles applications pour smartphones. Erik Ersman, son fondateur, a été inspiré par le succès d’une autre de ses sociétés, Ushahidi, éditeur d’une carte interactive pour reporter et combattre les violences postélectorales.

Du côté du gouvernement kényan, un parc technologique géant, Konza Technology City, est en projet à 60 kilomètres au sud-est de Nairobi. En 2007, le gouvernement avait lancé l’ICT Board pour mettre en place les conditions favorables à l’implantation des entreprises étrangères dans le pays. Konza Tehnology City est prévu pour employer 80.000 personnes dans le cadre d’une délocalisation de services (des centres d’appels, notamment).

Bien que le Kenya ne figure pas parmi les pays cités dans le classement annuel des 70 économies numériques mondiales effectué par The Economist et IBM et que seuls 10% des Kényans seraient connectés à Internet, les investisseurs sont optimistes. Richard Bell, le directeur général de East African Capital Partners, un fonds d’investissement, explique pourquoi il a misé 100 millions de dollars sur Wananchi, un fournisseur d’accès à Internet local: «L’Afrique de l’Est est la région idéale. Toutes les conditions favorables sont réunies et la croissance économique est soutenue.»

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