Minerais : l’Afrique attire de nouveau (L’Usine Nouvelle n°3226-27 du 17/02/2011)

L’affluence record – 6000 participants – lors du rendez-vous annuel sur «l’Investissement dans l’industrie minière africaine Indaba», qui s’est tenu au Cap (Afrique du Sud), début février, souligne l’intérêt croissant pour le riche sous-sol africain.

Il y a un an, les juniors ne trouvaient plus les capitaux nécessaires pour identifier les gisements du futur, particulièrement en Afrique. Mais l’envol des prix des minerais leur permet désormais de «prendre des risques en investissant dans de nouvelles zones, ne disposant ni des infrastructures, ni d’un cadre juridique favorable», explique Mike Elliott, le responsable du Global Mining & Metals d’Ernst&Young. Les minerais extraits ne prendront pas tous la route de l’exportation: le développement passera par l’urbanisation et la construction d’infrastructures, voraces en métaux.

30% des richesses mondiales

Symbole de l’intérêt grandissant pour l’Afrique, Robert Friedland, qui a fait fortune en lançant deux mines majeures (Voisey’s Bay au Canada et Ivanhoe en Mongolie) était présent au Cap pour vendre ses projets. Situés au Katanga en République démocratique du Congo (RDC) et dans le Bushveld en Afrique du Sud, deux des plus riches régions minières du monde, ces gisements renferment surtout du cuivre et des platinoïdes.

«Très optimiste sur le futur» de l’industrie minière, Cynthia Carroll, qui dirige le groupe Anglo-American, le plus actif en Afrique, a rappelé à l’assemblée que si le continent recèle 30% des richesses minières du monde, «le rôle plus fondamental d’un gouvernement est d’assurer l’application des lois ». « Les faux prophètes qui prêchent les nationalisations prônent une route conduisant à la ruine», soulignait-elle. Une position partagée par la ministre des Ressources de l’Afrique du Sud, Susan Shabangu. Outre l’or et les platinoïdes, le pays a développé l’exploitation du chrome, du charbon et du minerai de fer, et compte se lancer dans les terres rares.

Le Ghana et la Namibie (uranium) comme la Guinée (bauxite) sont déjà des acteurs importants. La Zambie va retrouver son rang parmi les grands du cuivre et du cobalt, le Mozambique est un futur acteur du charbon. La RDC contient d’immenses gisements de cuivre, cobalt, or ou diamants… Le Zimbabwe, le Libéria, le Burkina Faso notamment ont conclu des accords avec des chinois, indiens ou japonais, de grands mineurs diversifiés et des sidérurgistes. Ils étaient tous présents au Cap.

Daniel Krajka

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