Archive for mars, 2011

25 mars 2011

Londres : les relations Afrique-Union européenne revisitées à la City (Les Afriques n°154 du 24/03/2011)

Londres a abrité cette semaine une rencontre sur les Perspectives du commerce et de l’investissement entre l’Afrique et l’Union européenne. Cette septième rencontre du genre organisée par le groupe de communication Okra, très actif dans le domaine de la communication médiatique entre l’Afrique et le reste du monde, a permis de rassembler une fois encore les spécialistes et partisans de l’Afrique à la City

Partenaires de croissance

Le thème de cette rencontre était: Partenaires dans la croissance, l’espoir et la prospérité. Les discussions se sont focalisées sur plusieurs points notamment : les stratégies utilisées par l’Afrique aujourd’hui pour attirer de nombreux investisseurs étrangers et que doivent faire les entreprises européennes pour être gagnantes en Afrique.

Des conférenciers de talent étaient dans le panel, notamment : Andrew Bone, le directeur des relations Internationales du groupe de diamant De Beers, Nick Blazquez président de Diageo, Mohamed Igueh économiste principal de l’Union Africaine à Addis Abeba, et Garcia Fragio directeur du l’unité développement économique à la Commission de l’Union européenne.

Les participants ont pu profiter de l’expertise des panelistes, notamment sur les questions de partenariat et aussi sur le potentiel qu’offre le secteur privé, pour améliorer le climat des affaires, et accroître la création de richesses en Afrique.

Dans le domaine du commerce, de l’intégration régionale et des infrastructures, l’Union africaine a par exemple reçu un financement de l’Union européenne couvrant trois programmes régionaux sur la période 2008-2013 d’un montant de 1,5 milliard d’euros. Ce financement implique des projets et programmes en Afrique de l’Est, de l’Ouest, du centre et australe.

Le partenaire privilégié

Malgré la très forte croissance des échanges entre la Chine et l’Afrique, l’Union européenne reste toujours un partenaire très privilégié de l’Afrique. Mais ces relations sont parfois tendues du fait de la position diplomatique et politique des Européens qui insistent sur l’importance de la bonne gouvernance, et des droits de l’homme, avant la signature d’accords commerciaux. Ce n’est pas le cas de la Chine que les européens interpellent souvent pour « sa politique du chéquier » en finançant ou en investissant en Afrique sans tenir compte des injustices flagrantes qui aliènent les citoyens au niveau local.

Il faut rappeler que cette année, cinq pays africains seront parmi les plus fortes croissances économiques du monde. Par ailleurs, il faut aussi rappeler que juste avant la crise il y avait 40 personnes ou groupes financiers qui avaient créé des fonds d’investissement en Afrique, mais dans trois ou quatre ans averti Stephen Jennings le CEO de Renaissance Capital, il y aura une centaine de fonds d’investissements en Afrique qui investiront non plus de modestes montants de l’ordre de deux millions de dollars, mais des capitaux conséquents de l’ordre de vingt milliards de dollars.

Les perspectives économiques sont bonnes dans plusieurs pays africains comme le Nigeria avec sa forte population, le Ghana, l’Ethiopie, l’Ouganda et bien d’autres. C’est pourquoi cette rencontre de Londres a été bien suivie et les échanges ont été francs et fructueux.

Dave Barraud

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25 mars 2011

Kenya : l’économie entre la dépréciation du shilling et la hausse du brut (Les Afriques n°154 du 24/03/2011)

Edward Sambili, secrétaire général du Ministère de la planification et du développement national, a souligné, mardi à Nairobi, au cours d’une conférence sur « Le renforcement des capacités du Conseil économique et social », que la baisse de la valeur de la monnaie nationale, le shilling, face aux principales monnaies internationales, jumelée à la hausse du prix du pétrole brut, ont un impact négatif sur la croissance de l’économie kenyane. En dépit du fait que cela favorise les exportations, il a reconnu que la dépréciation du shilling face au dollar constitue une source de grande préoccupation pour le gouvernement. Une telle chute a tendance à réduire la croissance de l’économie, prévue à plus de 6% par an.

Quant à Ulrich Graute, Conseiller de l’ONU pour la région de l’Afrique de l’Est, il a souligné la nécessité d’un dialogue entre les décideurs gouvernementaux et tous les acteurs sociaux et économiques, y compris les jeunes, sur toutes les questions se rapportant aux domaines économique et social.

25 mars 2011

Projet de construction d’un Technopark en Ethiopie (Les Afriques n°154 du 24/03/2011)

La construction du tout premier parc pour les entreprises des technologies de l’information et de la communication (TIC) a commencé en Éthiopie, sous la supervision du Ministère des communications et des technologies de l’information (MoCIT). Brehane Keleta, gestionnaire du projet, a justement indiqué que la première phase sera achevée en janvier 2012. Il s’agit de concrétiser l’objectif du MoCIT qui vise à établir une infrastructure TIC robuste, ainsi que de renforcer le capital humain local. Pour le département de tutelle, il s’agit de créer des emplois et offrir une formation de haut niveau afin de catalyser les entreprises commerciales et de détails dans les zones environnantes, mais aussi de créer des possibilités de coopération dans les domaines de la construction ainsi que la fourniture de matériaux.

Le gestionnaire de projet a enfin révélé que pendant la première phase, un bâtiment d’incubation IT dédié aux entreprises, l’administration et les centres de données, ainsi que d’un bâtiment MoCIT d’un coût estimé à un milliard de Birr, sur 70 ha sur les 200 ha alloués, sera opérationnel à Yerer dans Bole Sub City une banlieue de la capitale.

25 mars 2011

Le décollage économique de l’Afrique passerait par son développement agricole (Les Afriques n°154 du 24/03/2011)

Dans un continent où l’agriculture demeure un secteur dominant Aziz Akhannouch, ministre marocain de l’Agriculture et de la Pêche maritime, a défendu, jeudi 10 mars à Marrakech, que le développement agricole apparaît comme une condition sine qua non au décollage économique de l’Afrique. Il a défendu cette stratégie à l’ouverture des travaux de la 2ème édition de la conférence pour le développement de l’agriculture en Afrique « FMB Africa 2011 » (Fertilizer Market Bulletin).

Poussant un plus loin son raisonnement, le ministre marocain de tutelle a soutenu qu’aussi bien l’intégration de l’Afrique dans le développement mondial la préservation de sa souveraineté économique, et la résorption de la pauvreté, passeront nécessairement par le développement agricole.

Pour ce faire, il a cité le Plan Maroc Vert, lancé en 2008, un exemple de mise en place de mécanismes volontaristes, à l’échelle des Etats et des régions.

25 mars 2011

Une enveloppe de 90 millions $ pour redynamiser l’agriculture tanzanienne (Les Afriques n°154 du 24/03/2011)

L’agriculture demeure le premier moteur de développement en Tanzanie. Pour lui insuffler plus de dynamisme, le gouvernement a annoncé, jeudi 10 mars, un allouement des fonds sur un montant de 90,7 millions $. Cette enveloppe, acquise suite à un emprunt auprès du Fonds international de développement agricole (FIDA), permettra de réorienter le secteur de l’agriculture, de venir en aide à ses populations situées en zones rurales et de redynamiser les infrastructures de ses marchés.

Les pourparlers, entamés depuis le 25 février à Rome, entre Mustafa Mkulo, ministre tanzanien des Finances et des Affaires économiques, et Kanayo Nwanze, directeur du FIDA, ont permis de mettre en œuvre un projet visant un fort soutien financier aux populations rurales, et à même de régler le problème de l’insuffisance d’infrastructures des marchés.

Cofinancé par la Banque africaine de développement (BAD), le gouvernement tanzanien et les ayant cause en association avec l’alliance pour la révolution verte en Afrique (AGRA), ce programme vise à installer une nouvelle stratégie de développement agricole.