Télécoms : les data centers se développent en Afrique (Les Afriques n°161 du 12/05/2011)

Un rapport du cabinet britannique Balancing Act braque le projecteur sur le développement des data centers en Afrique. Enjeux.

Le maillage de l’Afrique par les réseaux de câbles sous-marins est à l’origine du développement des centres de traitement de données (data center en anglais). Ces hubs permettent le stockage, la sauvegarde, le traitement et la transmission rapide de vastes quantités de données informatiques au niveau local et sous stricte surveillance. Les missions principales de ces centres sont d’offrir une meilleure connexion aux réseaux Internet et Intranet, une haute disponibilité des systèmes d’informations et le déploiement d’applications logicielles pour faciliter les tâches essentielles liées à l’activité métier des sociétés – comme par exemple les gestionnaires de bases de données, de fichiers et d’applications de type CRM, ERP, VoD, etc. Les data centers africains permettent un accès plus rapide à Internet, à l’information numérique et à des solutions qui vont soutenir les économies nationales. En Occident, presque toutes les entreprises de taille moyenne utilisent de tels centres.

Quant aux grandes entreprises, elles en utilisent souvent des dizaines (banques, assurances, opérateurs ou sociétés comme Google, Facebook, Amazon, Apple, Microsoft, etc.).

Demande de plus en plus forte. C’est pourquoi, en 2011, les perspectives pour ces data centers en Afrique sont très prometteuses, avec divers degrés de déploiement et la fourniture progressive des services qui leur sont associés. Dans certaines régions d’Afrique, comme en Afrique du Sud, le marché des data centers a pris une longueur d’avance en prévision de la nouvelle bande passante, qui sera fournie par le câble WACS dans le courant de cette année, mais plusieurs régions demeurent inexploitées bien que la demande des entreprises locales soit de plus en plus forte. La concentration de ces centres est amenée à se poursuivre sur le continent, avec le développement de data centers spécialisés pour lesquels les défis les plus importants sont la maîtrise de la climatisation, et surtout de la consommation électrique, qui demeure un point faible en Afrique. Il ressort aussi de l’étude que ces centres vont devoir intégrer des outils et des méthodes écologiques afin de réduire leurs coûts de fonctionnement, et en particulier leur coût énergétique.

Au total, le rapport de Balancing Act, qui a nécessité sept mois de travail de trois analystes, met en évidence 115 data centers «partagés» et mutualisés dans 24 pays africains (dont 15 en Afrique du Sud), y compris les projets sur le point d’être achevés en 2011-2012. Ces centres de traitement de données informatiques peuvent occuper une pièce, un étage ou un immeuble entier. Afin de répondre à la demande des investisseurs, l’étude répond également à la question « Où construire de nouveaux data centers en Afrique ? », en examinant les lieux opportuns et la demande potentielle.

MBF

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