Archive for août, 2011

31 août 2011

11è Forum Eurafric

Eau & Energie en Afrique (Edition « spéciale solaire »)

8 au 10 novembre 2011 – Lyon (Cité Internationale) , France

http://www.eurafric.org

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31 août 2011

Embraer, l’outsider brésilien (Jeune Afrique n°2642 du 28/08/2011)

À la recherche de relais de croissance, le constructeur cible le marché africain. Le lancement de nouvelles compagnies et l’essor du trafic de passagers sont autant d’opportunités pour ce spécialiste des appareils de petite et moyenne capacité.

Fin juillet 2011, à Nairobi. Ils sont une soixantaine de patrons, analystes et autres spécialistes du transport aérien à s’être réunis dans la capitale kenyane pour réfléchir à un concept d’aviation commerciale pouvant faciliter « la connectivité en Afrique ». Un thème très orienté qui ne laisse guère de doutes sur les ambitions de l’initiateur de ce rendez-vous, Empresa Brasileira de Aeronautica (Embraer), constructeur brésilien spécialisé dans les avions régionaux.

Potentiel unique. L’avionneur, qui organise déjà chaque année des événements de ce type (sept en tout) sur ses principaux marchés en Europe, en Amérique du Nord et en Asie, entend par cette première sur le continent développer une « connaissance plus approfondie de ce marché », explique Mathieu Duquesnoy, le vice-président chargé de l’aviation civile pour l’Afrique et le Moyen-Orient.

« II est clair, poursuit-il, que l’Afrique dispose aujourd’hui d’un potentiel inégalable dans le monde. » Selon les prévisions du groupe, la demande concernant le trafic passagers devrait augmenter de plus de 5,4 % par an sur le continent au cours des vingt prochaines années.

Suivant l’exemple des transporteurs et avionneurs occidentaux, Embraer se lance donc, à son tour, à la conquête du ciel africain, véritable relais de croissance pour l’ensemble de l’industrie, mais encore largement dominé par des groupes tels qu’Airbus, Boeing, ATR et Bombardier. Et pour mieux affiner sa stratégie commerciale dans cette région, le groupe s’est même réorganisé en dissociant, en 2010, la zone Afrique et Moyen-Orient de sa direction Europe. Alors qu’environ 150 appareils Embraer sillonnent déjà le ciel du continent, le constructeur de biréacteurs régionaux compte doubler ce chiffre dans les vingt prochaines années – il estime qu’un peu plus de 200 avions régionaux pourraient être vendus durant cette période. Embraer fonde ses prévisions sur plusieurs facteurs. D’abord, la flotte opérée sur le continent est vieillissante, avec une moyenne d’âge supérieure à 14 ans, et nécessitera d’être renouvelée au cours des prochaines années.

Low cost. Le brésilien, qui a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 5 milliards de dollars (3,5 milliards d’euros) en2010, mise ensuite sur le développement du transport régional en Afrique. « Avec le développement d’une classe moyenne qui voyage de plus en plus, la demande va considérablement croître », confirme le représentant d’une compagnie occidentale en Afrique de l’Ouest D’ailleurs, Kenya Airways – le premier client d’Embraer en Afrique subsaharienne, avec huit avions en activité et quinze en commande – vient d’annoncer la création d’une filiale low cost qui s’appellera Jambo Jet. De nouvelles compagnies aériennes régionales naissent également en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale (Asky Airlines, Sénégal Airlines, Air Cemac… ) et pourront recourir à des appareils de plus petite taille pour développer leur réseau.

Enfin, une étude réalisée par le constructeur brésilien montre que les avions de 70 à 120 places, comme ceux qu’il propose, conviendraient à 38 % des liaisons continentales. Et que 86 % des vols reliant deux destinations africaines comptent moins de 110 passagers. Le taux de remplissage sur le continent figure parmi les plus faibles du monde (environ 60%). Autant de facteurs favorables à Embraer, dont la clientèle est composée à 70% de compagnies régionales et low cost.

Le brésilien voit ainsi poindre des opportunités pour ses avions régionaux (gamme ERJ, avec des capacités allant de 37 à 50 places), dont le succès notamment en Europe et en Amérique du Nord a favorisé l’essor dans les années 1990. « La pénétration de ce type d’appareils sur les marchés matures étant aujourd’hui limitée, on voit apparaître en Afrique un certain nombre d’opportunités qui émergent grâce à des appareils de seconde main, un petit peu moins chers. » Par l’intermédiaire du loueur ECC Leasing Company Limited (détenu à 100% par Embraer), Air Namibia a par exemple racheté à la filiale d’Air France, Régional, trois ERJ 135 pour développer son réseau domestique et régional. Le transporteur envisagerait d’acquérir d’autres appareils du même type.

Outre les ERJ, l’avionneur a développé la famille des E-Jets, composée de quatre appareils de 70 à 120 places et qui représente aujourd’hui l’essentiel de son activité d’aviation civile, avec une soixantaine de compagnies aériennes clientes à travers le monde. Lancée en 1999 au salon du Bourget, cette gamme a l’avantage d’exiger pour tous ses avions les mêmes pièces détachées ainsi que la même qualification pour les pilotes et les ingénieurs. Les E-Jets ont, selon la direction du groupe brésilien, contribué à l’essor du transport régional dans les pays émergents du Moyen-Orient et de l’Asie du Sud-Est. Un modèle qui pourrait être dupliqué en Afrique.

La carte militaire. Reste qu’Embraer devra compter avec la concurrence, constituée, entre autres, du canadien Bombardier, de l’européen
AIR mais aussi du russe Sukhoï. Bombardier, son concurrent direct, notamment sur les avions d’affaires et régionaux, a d’ailleurs annoncé pour 2013 un nouveau type d’appareils, les CSeries, dont la capacité ira de 100 à 149 places. Mais pour avancer ses pions sur le continent, le brésilien compte sur la variété de ses activités. Ainsi, au-delà de l’aviation commerciale, qui représente 61 % de ses revenus, il souhaite aussi s’imposer dans les secteurs de la défense (12%) et de l’aviation d’affaires (10%)… Dans cette dernière catégorie, Embraer a signé en mai un accord de partenariat avec Barbedos Group, spécialiste nigérian de location d’avions d’affaires. Dans le domaine de la défense, il a récemment réussi à vendre trois de ses appareils au Ghana. Montant du contrat : plus de 105 millions de dollars pour les avions et leur système de logistique. Mais plus que sa stratégie commerciale, c’est probablement l’engouement des pays africains pour les produits fabriqués dans des pays émergents qui jouera en faveur de l’avionneur brésilien.

Stéphane Ballong

31 août 2011

Afrique de l’Est : terres en vue (Jeune Afrique n°2642 du 28/08/2011)

Des géants indiens de l’agroalimentaire achètent ou louent de vastes surfaces arables en Ethiopie, en Ouganda et en Tanzanie.

En proposant d’injecter 2,5 milliards de dollars (1,7 milliard d’euros) dans le secteur agricole du continent noir, les géants indiens de l’agroalimentaire s’apprêtent à battre le record des deals agricoles signés en Afrique au cours des cinquante dernières années. Leur objectif: acquérir ou louer de vastes surfaces arables pour y produire des oléagineux, des céréales et des légumes destinés au marché indien. À cet effet, une délégation de trente-cinq industriels, composée des représentants des plus grandes entreprises indiennes de l’agroalimentaire (Mcleod Russell, Kaveri Seeds, Karuturi Global…) a entrepris il y a deux semaines une tournée exploratoire dans trois pays de l’Afrique de l’Est : l’Ethiopie, l’Ouganda et la Tanzanie.

Déjà présent en Ethiopie où il a signé un bail de longue durée portant sur près de 100.000 hectares de terres arables, Karuturi envisage de louer de nouvelles terres afin de produire notamment de l’huile de palme, des céréales et de la canne à sucre. « Le secteur agricole est-africain a un potentiel immense », a déclaré Sai Ramakrishna Karuturi, son directeur général, qui faisait partie de la délégation en tournée.

Cette visite des entrepreneurs indiens a été chaleureusement accueillie par les administrations locales, qui voient d’un très bon oeil cet afflux d’investissements étrangers directs, susceptible de créer des milliers d’emplois en milieu rural et de renflouer les caisses des États.

L’aboutissement de ces négociations ne manquera toutefois pas de relancer le débat sur l’accaparement des terres africaines par l’agrobusiness
international. Selon une étude publiée par les Nations Unies, 60 millions d’hectares de terres agricoles à travers le monde – la plupart en Afrique, mais aussi de plus en plus en Amérique latine – ont été acquis par des fonds d’investissement occidentaux ou par des pays émergents prospères dans le but de sécuriser leurs approvisionnements alimentaires. Dans les pays hôtes, ce phénomène pose problème aux populations locales, menacées d’éviction de leurs terres ancestrales et qui voient dans ce processus une nouvelle forme insidieuse de colonisation.

Tirthankar Chanda

25 août 2011

Tourists head back to Kenya in record numbers (http://af.reuters.com du 25/08/2011)

A record number of tourists visited Kenya in the first six months of 2011, constituing a solid recovery after the country was hit by post-election violence in 2008 and the lingering effects of the global financial crisis.

Tourism Minister Najib Balala said he aimed to aggressively market Kenya as a prime tourist destination to high-spending BRIC countries – Brazil, Russia, India and China, to wean the East African country away from traditional source markets.

Arrivals to east Africa’s biggest economy rose to 549,083, up 13.6 percent from the same period last year. Tourism earned a record 74 billion shillings ($802 million) in the whole of 2010, making it one of the country’s leading sources of foreign exchange.

Balala told a news conference on Wednesday that estimated revenues for the first six months stood at 40.5 billion shillings, up 32 percent from 30.7 billion in the same period last year.

He said the ministry was expecting 20 percent growth in arrivals for the year as a whole, given that arrivals peak in July through to October.

In 2010, a record 1.1 million tourists visited the country, which is famed for its game parks and white Indian Ocean beaches, beating the previous high hit in 2007.

The Ministry of Tourism said visitors from Britain led the way accounting for 14.3 percent of arrivals, followed by the United States on 9.3 percent and then Italy, Germany and India, with the Asian country knocking France out of the top five.

Kenya has been trying to diversify from its traditional American and European source markets, expand its airports and increase bed capacity to boost hard currency earnings from the sector.

Targeting BRIC, Africa. Balala said building started on a new unit at the international airport in Nairobi and construction of a new airport was expected to start in early 2012, which will be able to handle 20 million arrivals per year.

« Egypt alone received 1.8 million Russians last year before the crisis. If we get a small percentage to come to Kenya, particularly Russians who want beach destinations, it will uplift our beach destinations in Kenya, » Balala said.

« It’s a high-spending market, those are the people we want in our country, » he said, adding he was optimistic targeting those markets would « salvage our dream of 3 million (arrivals) by 2015 and 2 million by 2013 ».

Uganda led arrivals from the African region, growing nearly 51 percent compared to the same period last year, putting Africa’s share in terms of source markets for Kenya at 26 percent – and that’s without investing in marketing campaigns.

« I passionately feel that we cannot ignore Africa. Africa is where the future of tourism is and arrivals, because the middle class is growing, the wealth of the world is going to be in Africa. We need to prepare to market these areas. »

Balala said he was encouraging airlines to start direct routes to the port city of Mombasa, where he hopes a convention center will be ready by the end of 2012 after Bamburi Cement, a unit of France’s Lafarge donated a 15-acre plot of land by the coast.

Business arrivals amounted to 14 percent of arrivals through Kenya’s airport in the first half of 2011 and is seen as growing with more business conferences choosing Mombasa as their venues.

Balala said Delta Airlines were serious about starting a direct U.S.-Nairobi flight and was in talks with government officials to try over security concerns with Washington’s Department of Homeland Security.

Yara Bayoumy

25 août 2011

Fitch affirms Rwanda at ‘B’; outlook stable (http://af.reuters.com du 23/08/2011)

Fitch Ratings has affirmed Rwanda’s Long-term foreign and local currency Issuer Default Ratings (IDR) at ‘B’. The Outlook on the Long-term ratings is Stable. Fitch has simultaneously affirmed Rwanda’s Country Ceiling at ‘B’ and Short-term foreign currency rating at ‘B’.

Rwanda’s ‘B’ rating reflects its low GDP per head, poorly diversified economy and high reliance on international aid. These weaknesses are balanced against strong political and economic leadership that have favoured pro-growth structural reforms and delivered a strong macroeconomic performance. According to the World Bank’s Doing Business report, Rwanda was the world’s best reformer in 2010.

« Strong economic performance has brought a rapid increase in GDP per capita, which has almost doubled over the past five years, » says Arnaud Louis, Associate Director in Fitch’s Sovereign team. « However, structural improvements, such as increased economic diversification and lower reliance on international aid need to be seen before further positive rating action is possible. »

GDP grew by 7.5% in 2010 spurred by fiscal and monetary loosening and the global economic recovery. As fiscal policy tightens from 2011, monetary policy should remain accommodative and support private sector credit. Fitch forecasts that GDP growth will be about 7% up to 2013. The biggest near-term downside risk is deterioration in the external environment, including higher imported inflation that would affect domestic demand.

A stable exchange rate compared to neighbouring countries and good harvests contained price growth at 2.3% in 2010. Inflation increased to 5.8% in June 2011 driven by fuel and food prices but is well below the double digit levels of regional peers. The National Bank of Rwanda is ready to tighten policy if inflation exceeds its 7.5% target at end-2011.

After an expansionary fiscal policy in 2010/11, the 2011/12 budget plans fiscal tightening through higher tax receipts from improvements in VAT and income tax collection, and lower spending. Fitch forecasts the deficit could decline to 2.4% of GDP in 2011/12 and 0.3% in 2013/14 from an estimated 4.8% of GDP in 2010/11. Increasing the low tax take of 14% of GDP is necessary to reduce reliance on international aid, which accounts for 44% of total budget revenues.

Government debt reached 20.2% of GDP in 2010/11, but remains much lower than the ‘B’ median (40% of GDP) thanks to previous extensive debt relief. Most of the debt (68%) is external and concessional, which ensures that annual interest service remains low (1.8% of government revenues). With fiscal discipline and rapid GDP growth, Fitch forecasts government debt to decline further as a percentage of GDP to 18% by
2013/14.

Reflecting the narrow export base, the current account deficit reached 6% of GDP in 2010. Fitch forecasts that it will remain above 5% of GDP up to 2013. However, large capital inflows should more than offset the current account deficit and allow official international reserves to remain above six months of current account payments (6.4 in 2010).

The incumbent president was re-elected in 2010. The relatively smooth post-election period, despite criticism from opponents outside Rwanda, suggests the government should be stable in coming years. However, Mr Kagame’s lengthy rule and the stability it has brought highlight the importance of an orderly succession after 2017.

Downward pressure on the rating would arise from any threat to political stability. Given the dependence on international aid, deterioration in donor inflows would also be a rating negative.

Conversely, lower reliance on international aid, improved economic diversification, and a stronger export base that would allow a decline in the current account deficit would be a rating positive.