Autorisation de ventes de diamants zimbabwéens confisqués à Dubaï (Les Afriques n°170 du 14/07/2011)

Une quantité de diamants, estimée à 160 millions $, confisquée depuis novembre 2010 à Dubaï, aux Emirats arabes unis, a été autorisée à être écoulée sur le marché, la semaine dernière. Cette vente de pierres précieuses a vite été décriée par certaines ONG et organismes des droits de l’homme et défenseurs du Processus de Kimberley. Même si le groupe de travail sur la surveillance du KP (WGM) a approuvé cette exportation vers l’Inde (enchères en novembre après la réunion de Jérusalem et vente à des acheteurs indiens), « une telle autorisation menace tout le Processus de Kimberley », soulignent des experts. Pour mémoire, le Processus de Kimberley, lancé en 2003, rassemble aussi bien des gouvernements que des industries diamantifères et autres militants des droits de l’homme pour éviter que les pierres précieuses ne financent des guerres et guérillas. Si ce régulateur mondial a toujours pris ses décisions par consensus, lors de sa dernière réunion à Kinshasa, jeudi 23 juin, lorsque le Congolais Mathieu Yamba, son président, a autorisé à deux entreprises zimbabwéennes de vendre des diamants extraits des mines de Marange, dans l’est du Zimbabwe, des groupes de défense des droits de l’homme ont claqué la porte.

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