Archive for octobre, 2011

31 octobre 2011

Projet d’usine de production de moustiquaires imprégnées au Rwanda (Les Afriques n°176 du 27/10/2011)

Pour satisfaire la forte demande de moustiquaires imprégnées sur le continent africain, Rajendran Ranganathan, directeur général de l’usine Utexrwa, a décidé de s’implanter au Rwanda. Destinée aux marchés locaux, l’unité, qui aura une capacité de 12 millions de moustiquaires, entend satisfaire la demande dans ses environs immédiats. Au départ, l’usine dispose de plus de 400.000 $ pour produire 70.000 moustiquaires destinées à la population rwandaise. Heineken, contactée par Utexrwa pour renforcer sa capacité de production dans le cadre de sa responsabilité sociale des entreprises au Rwanda, a répondu présent, assure-t-on.

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31 octobre 2011

La production zimbabwéenne de charbon en hausse (Les Afriques n°176 du 27/10/2011)

Winston Chitando, président de la Chambre des mines du Zimbabwe, a précisé que la production de charbon, qui a augmenté de 2,5 millions de tonnes en 2010, devrait être maintenue à la même hauteur cette année, compte tenu du fait que depuis cette année elle a atteint 1,2 million de tonnes. Le Zimbabwe dispose de réserves de charbon estimées à 26 milliards de tonnes, dont 11 milliards de tonnes potentiellement extractibles. Traduisant la volonté du gouvernement, Tapiwa Mashakada, ministre de la Planification économique et de la Promotion des investissements, a soutenu que « le gouvernement ne ménagera aucun effort pour soutenir le secteur du charbon». Considérée comme l’une des branches locomotives du secteur des mines, les autorités locales ont accordé vingt subventions pour son exploration. Dans ce pays, qui à l’instar de ses riverains est doté de ressources minières considérables, une telle décision permettra de satisfaire la demande projetée de centrales énergétiques locales et de certaines explorations de charbon. D’ailleurs, le Zimbabwe a mis en place un plan sur le moyen terme devant porter la production de charbon à 7,15 millions de tonnes par an entre 2011 et 2015 grâce à une utilisation efficace de dragline. Cependant, les analystes trouvent qu’il demeure un certain nombre d’incertitudes liées à la réticence d’éventuels investisseurs après les allégations faites aux politiques d’indigénisation, aux contraintes dans la fourniture de services, mais aussi au manque de liquidités des services financiers.

31 octobre 2011

Banques africaines : pourquoi le meilleur est encore à venir ? (Les Afriques n°176 du 27/10/2011)

Une croissance toujours soutenue en Afrique se confirme : l’ensemble des acteurs bancaires y a maintenu une croissance significative de leurs réseaux. A l’inverse d’autres zones toutefois, les établissements purement locaux ont été les plus affectés par la crise, avec 6% de croissance de leurs réseaux en 2010, contre 13% précédemment. Cette apparente contradiction est en fait liée à la bonne tenue d’acteurs continentaux – notamment marocains et nigérians – qui recherchent déjà une croissance au-delà de leurs marchés domestiques et tendent à se positionner au sein d’un marché en devenir.

Expansion des
réseaux bancaires en pays émergents

Zone

2010

2009

2008

Pays émergents

3,9%

4,3%

12,5%

BRIC

3,6%

3,4%

7,6%

Afrique

6,1%

10,2%

13%

Afrique du Nord

5%

7,3%

12,9%

Afrique subsaharienne

6,8%

12%

13%

Asie

10,2%

10,9%

14,6%

Europe de l’Est

0,4%

0,4%

12,9%

Amérique latine

3,9%

3,1%

2,9%

Source : Velhon Partners, Emerging Banking Report

Nous devrions ainsi assister à une véritable évolution de la distribution bancaire pour servir un mass market africain de 400 millions de clients.

Initiée depuis le milieu des années 2000, la dynamique était principalement tirée par les banques à capitaux africains au cours de ces cinq dernières années. Elles couvrent désormais plus de pays que les acteurs occidentaux. Malgré l’effet de la crise, ces banques continuent d’investir pour y asseoir leur position sur le mass market, mais également, fait plus récent, sur le marché des grandes entreprises.

D’autre part, si elles sont conscientes du potentiel africain, les banques occidentales restent globalement présentes sur leurs implantations historiques, et elles sont «mesurées» dans leur développement, en particulier du réseau. Positionnés sur une clientèle plutôt aisée et les grands flux corporate, les acteurs occidentaux ont, dans une certaine mesure, laissé le champ libre aux autres acteurs sur les segments de clientèle de masse et du low income banking.

Ces évolutions illustrent, à des degrés divers donc, les dynamiques de différents types d’opérateurs :

– les groupes africains continentaux (dont la Marocaine Attijariwafa Bank et la Sud-Africaine Standard Bank), dont les réseaux d’agences ont grandi de 12% en moyenne depuis cinq ans (avec désormais 15 pays africains couverts en moyenne) ;

– les groupes africains pan régionaux (dont Ecobank et Bank of Africa), en croissance également forte (9%) pour une présence dans 22 pays en moyenne ;

– les groupes extracontinentaux (dont Barclays et Société Générale), avec une croissance organique relativement limitée (2%) et une présence (11 pays) désormais moindre que les groupes bancaires continentaux.

28 octobre 2011

Un important projet de gazoduc pour stimuler la croissance des mines mozambicaines (Les Afriques n°176 du 27/10/2011)

La valeur totale des projets d’exploitation minière du Mozambique avoisine les 12 milliards $, dont plus de 7 milliards $ rien que pour le charbon. Cette évaluation prouve que ce pays est en passe de devenir un producteur significatif de charbon à coke dans les trois à cinq prochaines années. D’ici à 2015, la branche charbon devrait assurer une production de 20 millions de tonnes par an. Le pays, qui ambitionne de se positionner sur ce créneau, met en route actuellement douze projets, dont cinq sont déjà en cours de réalisation. A terme, les exportations de charbon devraient dépasser celles de l’aluminium, traditionnellement secteur leader des minéraux dans ce pays. Toutefois, « les contraintes d’infrastructure – notamment pour les transports routiers et ferroviaires –, les pénuries d’électricité, le déficit de compétences et l’impact sur l’environnement – notamment sur les ressources en eau – restent de grands défis à relever », relèvent les analystes.

28 octobre 2011

Le gouvernement zambien pour une diversification des cultures (Les Afriques n°176 du 27/10/2011)

Comme le lui a suggéré la FAO (Food and Agriculture Organisation), le gouvernement zambien s’active à promouvoir la croissance des cultures de rente. Emmanuel Chenda, ministre zambien de l’Agriculture, trouve que les mesures qui vont dans ce sens visent à éviter la monoculture, et que par conséquent elles permettront de réduire les niveaux de pauvreté dans les régions rurales du pays. S’exprimant à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, portant sur le thème « Les prix des aliments : de la crise à la stabilité », le chef du département de tutelle est revenu sur les exhortations de la FAO pour investir à long terme dans la recherche agricole, la technologie et le développement des infrastructures. Avec la production d’un large éventail de cultures dans les zones à fort potentiel, la promotion de programmes réservés aux petits planteurs, notamment sur certaines cultures de rente, et le développement des filières de l’élevage et de la pêche, « la Zambie peut combattre la pauvreté et atteindre l’autosuffisance alimentaire », ont assuré les responsables.