Mission Export du 16/11 au 03/12/1011

RWANDA

Quand on connait les capitales africaines, celles d’Afrique de l’Est en particulier que je sillone depuis de nombreuses années, quand on sait combien l’urbanisme y est quelque fois hazardeux, le trafic automobile difficiles, les routes dégradées, les bâtiments décrepis, on ne peut qu’être stupéfaits, surtout quand on se souvient combien cruel fut le destin de ce pays depuis son indépendance jusqu’au génocide de 1994, de ce qu’est devenue la ville de Kigali ces dernières années. Parcourues de larges avenues agrémentées de sages aménagements paysagés, la ville offre un visage affable et propert à l’image des civiques et disciplinés kigaliens. Ce qui ce dit dit de ce pays est vrai : on y venère le président Kagamé, on y travaille dur à l’édification d’une nation en paix avec elle-même et l’on s’y enrichi sans ostentation excessive.

Emblématique du vent de prospérité nouvelle qui souffle sur le pays depuis quelques années, le Rwanda Development Board, dont le siège est fièrement planté le long de l’un des boulevard de la capitale, pousse chacun à entreprendre. La corruption est bannie du pays. On y fait facilement des affaires.  Jusqu’à aujourd’hui pourvu de peu de richesses autres qu’agricoles, le Rwanda fort d’une stratégie de développement  dont les infrastructures (route, aéroport, réseau télécom, énergie) sont le fer de lance encourage l’industrie et les services. Objectif :  faire de ce petit pays enclavé et densemment peuplé, éloigné de plus de 1300 km du port le plus proche, l’incontournable plate forme régionale d’échange que la géographie lui assigne, notamment au sein de la très ambitieuse East African Community.. L’industrie, organisée autour du Rwanda Investment Group qui se veut la colonne vertébrale du développement industriel du pays, croit rapidement et les services plus encore, ainsi qu’en atteste la vigueur du secteur des TIC qui avec plus de 200 entreprises positionne le pays comme un acteur majeur de cette activité au plan régional. Non vraiment ce que ce pays donne à voir de lui-même, ne permet pas de douter de l’énergie qui anime cette courageuse nation et l’on ne peut que lui souhaiter de poursuivre son ascension sous la conduite de son avisé président.

ETHIOPIE

Belle délégation lyonnaise à Addis Abeba lors des 1ères rencontres de la coopération décentralisée franco-éthiopienne les 21,22 et 23 novembre dernier. Si pas moins de 9 villes et collectivités françaises travaillent et échangent avec l’Ethiopie, grand puissance africaine animée d’un formidable élan de croissance qui frôle les 9% cette année, notre région Rhône-Alpes n‘est pas en reste. Que ce soit la ville de Villeurbanne ou plus encore le Grand Lyon et son Agence d’Urbanisme en partenariat avec la Ville d’Addis Abeba depuis 12 ans, les échanges sont féconds et surtout prometteurs ainsi que la délégation économique aura pu en prendre la mesure.

Les opportunités d’affaires sont là et concernent d’abord le bâtiment et la construction, secteur qui booste la croissance locale. Les ressources du Grand Lyon à travers l’Agence d’Urbanisme constituent une plate-forme d’observation et d’action tout à fait privilégiée vis-à-vis d’une ville comme Addis Abeba dont l’école d’architecture a multiplié par 10 le nombre de ses étudiants depuis 2005. Mais des compétences manquent encore en matière d’édifices spécifiques (hôpitaux, gares, aéroports, musées…) de solutions techniques innovantes, d’immeubles de grande hauteur…Autant de perspectives pour nos architectes lyonnais prêts à coopérer avec des confrères éthiopiens désireux d’acquérir de nouvelles compétences. Les autres secteurs, qu’ils soient liés à celui qui précède (infrastructures, routes, électricité, traitement des eaux, etc.) ne sont pas en reste et concernent aussi les PME de notre métropole. Mais il en est aussi d’autres, plus spécifiques, comme ceux liés au cheptel bovin – le plus important du continent – qui concernent le cuir ou le lait….majoritairement importé, sans parler des biens de consommation alimentaire que nos industriels boudent. Certes, le marché Ethiopien n’est pas facile, il comporte ses spécificités, mais les perspectives offertes, notamment pour les entreprises de notre région sont bien réelles.

Une nouvelle mission prévue vers octobre 2012 dans le cadre d’un nouveau déplacement du Grand Lyon permettra au plus grand nombre d’entre-elles, n’en doutons pas, d’en prendre toute la mesure !

KENYA

Un cruel retournement de situation affecte le Kenya depuis quelques mois. La croissance insouciante du début d’année a cédé la place à l’inquiétude. Certes la croissance demeure, mais la reprise de l’inflation, la remonté sensible des taux d’intérêt et et surtout la dégradation du taux de change de la devise locale questionnent. A la béatitude des industriels en début d’année, succède la circonspection et la prudence ; les investissements sont plus mesurés, l’optimisme débridé céde la place à la sagesse.

Nairobi reste une ville en grands travaux, le trafic y est plus cauchemardesque que jamais malgé certains aménagements routiers pourtant devenus opérationnels. Sans doute faut-il en déduire que le nombre de véhicules en circulation y croit plus vite que les infrastructures ce qui témoignerait malgré tout en faveur d’une augmentation du pouvoir d’achat ou plutôt de la poursuite de l’élargissement de la classe moyenne. La perspective des élections présidentielles n’effraye pas vraiment, mais il est évident pour tout le monde que le calendrier ne sera pas respecté et que les élections seront repoussées d’août à la fin de l’année et si nul n’évoque les opérations militaires à la frontière avec la Somalie, on devine, dans le contexte actuel de doute économique, une inquiétude au sujet de l’impact de ces événements sur le tourisme, dont les revenus essentiels pour la pays ont connu des records cette année.

Le Kenya est le principal pays de la région. Son économie, puissante et diversifiée irrigue la région dont le potentiel de croissance est notable. La croissance facile qui y a sévit jusqu’en milieu d’année dernière a sans doute découragé le gouvernement de prendre rapidement les décisons qui s’imposent en matière de rigueur monétaire, mais c’est à présent chose faite. Parions que ce pays poursuivra son ascension en 2012.

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