«Nous investissons dans des secteurs en relation directe avec le consommateur» (Les Afriques n°189 du 09/02/2012)

Zin Bekkali, CEO de Silk Invest, basé à Londres et spécialiste des Frontier Markets, confirme un mouvement des fonds d’investissements vers les activités en lien avec le consommateur final. Entretien.

Les Afriques : Sur l’Afrique, quels sont les secteurs clés pour l’investissement en private equity ?

Zin Bekkali : Nos investissements en private equity ciblent le secteur de l’industrie agroalimentaire en Afrique. C’est le domaine qui offre le plus d’opportunités en Afrique car permettant aux investisseurs d’avoir une exposition sur une activité qui concentre le plus grand nombre de consommateurs. Nous investissons dans les entreprises aux prises directes avec le consommateur final et non dans les terres ou l’agriculture. L’objectif est de tirer profit d’un secteur en croissance annuelle de 20% en aidant les entreprises à grandir. L’industrie de l’agroalimentaire (aliments et boissons) est une part importante des économies africaines avec un impact démultiplié sur l’emploi, la réduction de la facture des importations.

LA : Comment évolue l’industrie des private equity dans un environnement boursier peu développé ?

Z.B. : Le bon fonctionnement des Bourses de valeurs mobilières est un élément clé dans le développement de l’industrie du capital investissement en Afrique. En tant qu’investisseur en private equity, on a besoin d’avoir une porte de sortie (exit) claire et facilitée. A côté des différentes portes de sortie (rachat des parts par le management, vente à un autre acteur), les introductions en Bourse constituent une alternative viable pour les investisseurs.

LA : En termes de perspectives, comment évoluera l’activité des fonds d’investissements en 2012 en Afrique ?

Z.B. : Je suis très optimiste et je m’attends à un rendement à deux chiffres sur certaines classes d’actifs qui profiteront d’une valorisation attractive. L’année 2011 a été plus ou moins compliquée pour les Bourses africaines. Nous avons atteint des bas historiques. Le temps du rebond est arrivé. La progression des dividendes dans beaucoup de pays tourne autour de 7%. Nous espérons que les quatre grands marchés boursiers africains (Afrique du Sud, Egypte, Maroc et Nigeria) amélioreront encore leur environnement juridique et institutionnel. Cela donnera un formidable coup de fouet à l’activité.

Propos recueillis par A.W

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