Ethiopie : quand Mohammed al-Amoudi vire au vert (Les Afriques n°197 du 12/04/2012)

Le milliardaire éthiopien a trouvé un petit filon qui a déjà enrichi la Malaisie : l’huile de palme.

Pour ce stratège, le bonheur est dans le vert. Propriétaire d’une série d’actifs dans le secteur pétrolier, dans l’immobilier et le BTP, Mohammed al-Amoudi a décidé de consacrer 600 millions de dollars à la production d’énergie dans son domaine éthiopien d’Horizon Plantations, large de 20.000 hectares.  A la tête d’une fortune qui pesait 12,3 milliards de dollars au mois de mars 2012, l’homme le plus riche d’Ethiopie, 63e rang dans le classement Forbes, pense imiter l’exemple de la Malaisie qui a investi massivement dans le palmier à huile, une plante africaine au départ. Devenu le leader des exportations de l’huile de palme, le pays du sud-est asiatique compte l’Afrique parmi ses premiers clients. Ainsi, 250.000 tonnes d’huile de palme sont exportées vers la corne de l’Afrique chaque année pour une valeur de 300 millions de $. Un marché juteux qui intéresse Al-Amoudi au plus haut point. La plantation espère assurer la production de 150.000 tonnes dès la première année. Le gouvernement éthiopien, qui initie la politique des grands barrages, a transféré 100.000 hectares aux grands fermiers dans la région de Benishangul et compte en faire de même prochainement pour 981.000 hectares. Horizon qui possède la plus grande plantation de café du pays a racheté à tour de bras de grandes entreprises dans le domaine agricole et participe volontiers à tous les appels d’offres du pays.

Mohamed Al Amoudi, homme des réseaux. De père saoudien et de mère éthiopienne, Mohamed Al-Amoudi n’était dépassé que par le prince Al-Walid dans le classement 2010 des milliardaires du monde arabe. En Afrique, il dominait depuis dix ans le cercle fermé des milliardaires avant d’être détrôné par Dangote en 2011. Son rayon d’action s’étend du monde arabe en Afrique en passant par la Suède, à travers des actifs de divers secteurs (BTP, mines et pétrole). Le groupe MIDROC (Mohamed International Development Research and Organisation Company), son navire amiral, a été créé en 1991. AlAmoudi est aussi propriétaire du groupe Corral (Suède), pays où l’investisseur jouit d’une estime particulière auprès de la famille régnante. C’est en Scandinavie qu’il a commencé à investir dans les années 70, avant de remporter des marchés de construction en Arabie Saoudite. Sa fortune est faite en 1988 quand il rafle un contrat de construction d’un centre souterrain de stockage de produits pétroliers pour une valeur de 30 milliards de $. Proche de la famille royale saoudienne, il présente un portefeuille d’investissements diversifié, allant des mines d’or au riz en passant par le blé ou encore l’hôtellerie. Al-Amoudi est propriétaire du Sheraton d’Addis Abeba. L’investisseur a également consacré 250 millions de dollars pour fabriquer la première voiture saoudienne.

MBF

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