Archive for mai, 2012

31 mai 2012

Zimbabwe : travaux d’extension pour l’aéroport Victoria Falls (Les Afriques n°203 du 24/05/2012)

Afin de relever le défi de l’organisation en 2013 de l’Assemblée générale de l’Organisation mondiale du tourisme, un organe des Nations Unies, le gouvernement zimbabwéen a décidé d’injecter plusieurs millions de $ dans les travaux d’agrandissement de l’aéroport Victoria Falls. Si pour la station balnéaire et l’hôpital un consortium d’entreprises de Bulawayo participe aux travaux, il n’en est pas de même pour les réaménagements à l’aéroport. Les entreprises locales exclues de ce chantier ont exprimé leur déception.

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31 mai 2012

Renaissance Capital prospecte l’Afrique (Les Afriques n°203 du 24/05/2012)

La Banque d’investissement Renaissance Capital, dont le siège du département Afrique est situé à Londres, a organisé sa troisième conférence panafricaine sur l’investissement, à Lagos du 16 au 18 mai Au Nigéria.

Les dirigeants de Renaissance Capitale évoquent souvent cette Afrique qui gagne. La croissance économique rapide du continent, et les opportunités d’investissement qu’il offre ont été les thèmes majeurs de la troisième Conférence des investisseurs panafricains qui s’est tenue à Lagos du 16 au 18 mai. Quelques centaines d’investisseurs et de compagnies invités à titre privé ont pris part à la rencontre. Déjà présente au Nigéria au capital de banques locales et sous régionales, Renaissance Capital a présenter les perspectives à moyen et court terme du Nigéria et de l’Afrique sub-saharienne dans son ensemble.

Pour Clifford Sacks, le directeur Afrique de Renaissance Capital, «Les marchés émergents et l’Afrique attirent de plus en plus l’attention. On rencontre sur le continent africain la plus forte concentration d’économies à forte croissance, et pour la prochaine décennie, l’Afrique devrait être la success story dans le domaine de l’investissement».

Le forum a rassemblé des offreurs des opportunités d’investissement et des compagnies se positionnant sur ce créneau tant pour le Nigéria que pour d’autres marchés africains. Des centaines de groupes d’investisseurs du monde entier étaient présents. Les domaines des métaux, des mines, du pétrole, du gaz, des banques, de l’agriculture et des biens de consommation étaient particulièrement concernés.

L’Afrique qui gagne. Ces propos du directeur Afrique de Renaissance Capital, reposent sur des faits et des chiffres concrets. On estime que l’an dernier le continent a attiré près 82 milliards de dollars d’investissement directs étrangers. Cela n’inclut pas les opérations de fusion et acquisitions qui ont été réalisées en 2011. On estime qu’en 2015 ces investissements directs étrangers atteindront sur le continent 150 milliards de dollars. Déjà, comparés à 2010, ces investissements avaient augmenté de 27% en 2011. Ce qui signifie une croissance très soutenue de ce domaine. Les secteurs attirant le plus les investissements sont entre autres les métaux, les mines, les communications, l’alimentation et le tabac. Malgré la présence croissante des chinois, ce sont les américains qui l’année dernière étaient en tête du peloton des investisseurs sur le continent. On remarque cependant que, comme pour ne pas laisser le champ libre uniquement aux non africains, les sud-africains sont de plus en plus présents aussi sur le continent.

Cela a fait dire à Charles Robertson, l’économiste en chef à Renaissance Capital que : «L’Afrique reste une référence en matière de croissance et de réformes, avec des opportunités immenses, un faible endettement des secteurs privé et public ; bref, quelque chose qui contraste avec la léthargie des économies occidentales. Le PIB par habitant a doublé au cours de la décennie écoulée, et pourrait doubler encore plus vite dans les années à venir. Alors que beaucoup bénéficient de la hausse des prix des matières premières minières, il y a aussi des histoires de croissance au niveau national qui retiennent l’attention des investisseurs. Ce forum a aussi été l’occasion d’entendre des réformateurs présenter leurs agendas pour les années à venir, et aussi rencontrer les banques et les compagnies pouvant bénéficier de cet élan.»

Mais des problèmes existent. Cependant tout n’est pas rose pour autant. Selon le dernier rapport du groupe Ernst & Young, il y a aussi de plus en plus de questions sur la qualité de cette croissance en termes de création d’emplois et de réduction de la pauvreté. Ce rapport souligne aussi que les investisseurs ne manquent pas de louer les performances africaines. Après l’Asie, c’est la 2ème destination attirant le plus de capitaux. Mais, il subsiste des problèmes d’insécurité et des troubles politiques persistants au Mali, en Guinée-Bissau, ainsi qu’entre les deux Soudan. Et il y a aussi la corruption qui, selon Ernst & Young, menace l’Afrique ne pas pouvoir pleinement bénéficier de tout son potentiel. Toutefois, Ajen Sita du département Afrique du célèbre groupe de conseil rappelle, ainsi qu’il l’a récemment affirmé dans la presse britannique, qu’au cours des vingt dernières années il y a eu en Afrique des progrès significatifs en matière de démocratie et de lutte contre la corruption.

Dave Barraud, Londres

30 mai 2012

France : nouvelle riposte à la concurrence chinoise en Afrique (Les Afriques n°203 du 24/05/2012)

L’Agence pour le Développement des Entreprises en Afrique (ADEA) a joué un grand rôle dans la mise en place par la Coface (compagnie française d’assurance du commerce extérieur) de garanties au profit des entreprises françaises pour des marchés supérieurs à 1 millions d’euros ; Ce dispositif orienté sur l’Afrique permet aux entreprises de l’Hexagone de tenir la dragée haute à des chinois qui disposent de moyens de soutiens plus importants. Prochaine étape, faire bénéficier aux clients africains de conditions financières intéressantes. Entre l’offre chinoise et l’offre française, le client africain devrait trouver sa voie.

30 mai 2012

China Investment Corporation cible davantage l’Afrique (Les Afriques n°203 du 24/05/2012)

En marge du Forum économique mondial sur l’Afrique, organisée du 9 au 11 mai à Addis-Abeba, capitale éthiopienne, Gao Xiqing, directeur général du fonds souverain chinois China Investment Corporation (CIC), a témoigné des réelles dispositions de l’institution qu’il dirige, en vue accroître ses investissements en Afrique. Le patron de CIC n’a exclu aucun domaine d’activités, mais ce sont surtout les infrastructures qui, dans un premier temps, sont visées. En ce qui concerne les projets à petite échelle, le fonds CIC collabore avec le Fonds Chine-Afrique de développement pour investir en Afrique. Il n’a pas conclu sans soutenir qu’en raison de sa croissance économique continue, l’Afrique est définitivement un continent prometteur pour les investisseurs.

30 mai 2012

Burundi : soutien de la Banque Mondiale (Les Afriques n°203 du 24/05/2012)

Le conseil d’administration de la Banque Mondiale a approuvé une subvention de 15 millions de $ au Burundi afin que ce pays puisse poursuivre sa politique de développement des infrastructures publiques et ses projets de gestion urbaine. Il s’agit en fait d’une rallonge devant permettre au pays de consolider les progrès réalisés au cours de la phase initiale d’un projet qui vise à accroître l’accès aux services socioéconomiques de base et le développement de l’emploi à court terme dans les villes sélectionnées de Bujumbura, Gitega et Ngozi. A terme ce projet, il devra répondre au besoin de développement institutionnel dans la gestion municipale et asseoir une décentralisation effective.