Frémissements dans le commerce intra-africain (Les Afriques n°209 du 05/07/2012)

Le commerce intra régional – c’est-à-dire les échanges au sein et entre les communautés économiques régionales (CER) – comptent pour environ 12% du commerce total de l’Afrique, une proportion beaucoup plus faible que dans d’autres régions du monde.

En 2012, le taux de croissance de l’Afrique, estimé à 6%, devrait être alimenté par une plus grande stabilité politique et macroéconomique, un boom des ressources qui ne se dément pas et une consommation intérieure à la hausse. En outre, l’approfondissement des liens avec les économies émergentes en croissance rapide et un appétit grandissant pour les investissements à long terme dans les marchés «d’avant-garde» de l’Afrique autorisent un optimisme renouvelé quant à l’avenir du continent.

Dans le même temps, les fluctuations des prix des matières premières, le chômage des jeunes, l’insécurité alimentaire et les effets néfastes des changements climatiques restent des défis importants à relever. Renforcer l’autorité de l’Afrique, renforcer le processus d’intégration régionale et continentale, accélérer les investissements dans ses marchés «d’avant-garde» et les accroître dans l’éducation, la santé, l’agriculture, les infrastructures et l’innovation sera essentiel si l’on veut faire de la croissance de l’Afrique une source d’occasions partagées pour les générations présentes et futures.

Actuellement, les résultats commerciaux de l’Afrique restent faibles en comparaison avec les autres régions du monde. Le commerce intra régional – c’est-à-dire les échanges au sein et entre les communautés économiques régionales (CER) – comptent pour environ 12% du commerce total de l’Afrique, une proportion beaucoup plus faible que dans d’autres régions du monde. C’est pourquoi l’intégration des marchés fragmentés de l’Afrique pourrait aider à attirer les investissements nécessaires en provenance à la fois du continent et du reste du monde, en particulier ceux motivés par des économies d’échelle, pour construire des économies compétitives et plus diversifiées.

L’intégration régionale devrait offrir davantage de possibilités économiques en termes d’investissement, de production et d’échanges. Cela devrait ensuite renforcer l’intégration des pays africains dans l’économie mondiale. L’intégration de l’Afrique apparaît donc comme une stratégie de développement clé pour le continent. Ainsi, des efforts sont en cours pour intégrer les différentes économies du continent, d’abord au niveau régional dans le cadre des CER, puis au niveau du continent pour aboutir à la création de la Communauté économique africaine à l’horizon 2034, comme prévu à l’article 6 du Traité d’Abuja de 1994. Huit CER sont officiellement reconnues par l’Union africaine comme piliers clés et blocs angulaires de ce processus qui doit mener à la CEA.

Les progrès accomplis en matière d’intégration varient selon les huit communautés économiques régionales : la mise en œuvre du Traité d’Abuja en est actuellement à la troisième phase (création de zones de libre-échange et d’unions douanières au niveau régional à l’horizon 2017). Le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (Comesa), la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), la Communauté économique des États d’Afrique centrale (Ceeac), la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) en sont déjà au stade de la zone de libre-échange et ont lancé des programmes qui devraient mener à l’établissement de leur union douanière avant 2017. La CAE est la seule à avoir déjà consolidé son union douanière, qui est devenue opérationnelle le 1er janvier 2005. Elle est aussi la seule à avoir mis en place un marché commun, dès juin 2010. L’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) et la Communauté des États sahélo-sahariens (CEN-SAD) en sont à la deuxième phase (coordination et harmonisation des activités de leurs États membres) et ont rencontré ce faisant des difficultés. Cependant, pour tenter de revitaliser son processus d’intégration, l’IGAD a récemment adopté un plan d’intégration minimum et œuvre actuellement à la création d’une zone de libre-échange.

Des progrès constants ont été réalisés au cours de l’année écoulée dans le cadre de l’arrangement tripartite CAE-Comesa-SADC, qui a été mis en place en octobre 2009 et regroupe 26 pays africains, soit plus de 50% des économies africaines, avec une population totale de près de 600 millions de personnes et un produit intérieur brut estimé à plus de 1000 milliards de dollars pour 2013.

Tenu dans la perspective de l’instauration d’une «grande zone de libre-échange» entre les trois communautés économiques régionales, le deuxième Sommet tripartite CAE-Comesa-SADC de juin 2011 a donné lieu aux résultats suivants: signature de la déclaration marquant le lancement des négociations visant l’établissement de l’accord de libre-échange tripartite CAE-Comesa-SADC, l’adoption de la feuille de route pour l’établissement de l’accord, l’adoption des principes de négociation, des procédures et du cadre institutionnel en rapport avec l’accord. Cette initiative a aussi permis de sensibiliser les décideurs africains à l’intérêt qu’il y a d’établir un accord de libre-échange beaucoup plus large à l’échelle du continent.

En Afrique de l’Ouest, les relations sont de plus en plus étroites entre la Cedeao et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), ce qui a conduit à l’adoption d’un programme d’action commun sur un certain nombre de questions, dont la libéralisation des échanges et la convergence des politiques macroéconomiques. Les Commissions de la Cedeao et de l’Uemoa ont également été engagées dans le processus de mise en œuvre d’un cadre de consultation et de coopération pour les organisations intergouvernementales de l’Afrique de l’Ouest. À la suite de réunions qui se sont tenues en décembre 2007 et août, septembre et décembre 2009, un protocole de coopération et de partenariat entre les organisations intergouvernementales d’Afrique de l’ouest a été parachevé et adopté en décembre 2009, à Accra (Ghana). Ce protocole a pour but de promouvoir et accélérer la coordination, la complémentarité et l’efficacité des actions communes respectives que les deux organes mènent pour le développement et l’intégration de l’Afrique de l’Ouest, ainsi que faire avancer le principe de subsidiarité.

En Afrique centrale, la Ceeac et la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) s’emploient toujours plus activement à harmoniser leurs programmes. Dans les régions de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique australe, l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) et la Commission de l’océan Indien (COI) appliquent déjà la plupart des instruments d’intégration adoptés au sein du Comesa. La CAE et le Comesa ont signé un mémorandum d’accord visant à l’harmonisation de leurs politiques et programmes, tandis que le Comesa et la SADC ont mis sur pied des équipes spéciales qui traitent de questions d’intérêt communes et s’invitent mutuellement à leurs réunions décisionnelles et techniques. Ce travail approfondi de coordination et d’harmonisation a contribué à tracer la voie vers l’établissement de l’accord de libre-échange tripartite évoqué plus haut.

L’intégration africaine comparée au reste du monde. Ces dix dernières années, les échanges intra régionaux ont représenté en moyenne 10 à 12% du total s’agissant de l’Afrique, chiffre qu’il faut mettre en regard de 40% pour l’Amérique du Nord, 63% pour l’Union européenne, 22 % pour l’Amérique latine et 50% pour l’Asie. Cependant, si l’on prend chaque communauté régionale séparément, on constate que le commerce intra-CER a augmenté. En outre, bien que le continent se caractérise par une concentration élevée et croissante de ses exportations (et productions connexes) autour de quelques produits, principalement des produits primaires, il y a eu une certaine diversification, surtout – mais non exclusivement – en Afrique australe et en Afrique du Nord. Ainsi, les échanges intra-africains de biens manufacturés ont augmenté et atteint environ 43% du total des échanges intra-africains en 2009, chiffre nettement plus élevé que les 8,3% que les produits manufacturés africains représentent dans exportations des CER vers le reste du monde.

Pour ce qui est des barrières tarifaires, la protection moyenne observée sur le continent est de 8,7 %, sachant que les pays africains sont très hétérogènes pour ce qui est des tarifs qu’ils appliquent ou se voient appliquer. Près d’un tiers des pays africains imposent et subissent des niveaux de protection qui sont inférieurs à la moyenne pour le continent, ce qui porte à croire que les tarifs ont baissé au cours des dix dernières années, particulièrement s’agissant des échanges intra-africains en biens d’équipement, biens intermédiaires et importations totales, exception faite des droits maintenus sur des produits sensibles. Dans le secteur agricole, les échanges intra-africains subissent un protectionnisme plus élevé que le commerce de produits non agricoles. Cela étant, entre 1995 et 2006, l’Afrique a exporté des marchandises entrant dans la catégorie des produits alimentaires de base pour quelque 15 milliards de dollars des États-Unis en moyenne, alors qu’elle importait pour environ 21 milliards de dollars des États-Unis, ce qui laisse entrevoir une balance commerciale négative dans cette catégorie particulière et un certain déficit ou dépendance en matière de produits alimentaires de base.

Zone de libre-échange à l’échelle du continent. Bien qu’il y ait eu une réduction constante dans les obstacles au commerce au cours de la dernière décennie et que les échanges intra-africains soient passés de 6% à 12% du volume total des échanges du continent, ces échanges restent en dessous du niveau nécessaire pour avoir un impact significatif sur le développement et la transformation économiques du continent. C’est dans ce contexte que, au Sommet de l’Union africaine de janvier 2011, il a été décidé d’approuver la recommandation adoptée à la 6ème session ordinaire de la Conférence des ministres du commerce, tenue à Kigali (Rwanda) du 29 octobre au 2 novembre 2010, concernant l’accélération de la mise en place d’une zone de libre-échange panafricaine. Ultérieurement, le dix-huitième Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, tenu en janvier 2012, a porté essentiellement sur le thème «Promouvoir le commerce intra-africain».

Une décision historique prise au Sommet a consisté à adopter un plan d’action global pour l’intensification du commerce intra-africain à court, moyen et long terme et, plus important encore, à établir la zone continentale de libre-échange pour 2017 conformément à la feuille de route présentée au Sommet. Il a été souligné que 2017 était une date indicative. À cette fin, les dirigeants politiques du continent ont convenu d’entreprendre d’autres réflexions sur la mise en place de la zone. Si celle-ci devient réalité, ce sera un jalon important et un tremplin vers la réalisation de l’union douanière continentale en 2019.

À cela s’ajoute le fait que la création de la zone pourrait avoir un impact significatif sur l’essor des échanges intra-africains car elle ouvrirait un marché d’environ un milliard de personnes et aiderait à changer une fois pour toutes la dynamique actuelle, dans laquelle les pays sont simultanément membres de plusieurs communautés économiques régionales. De plus, elle obligerait les différentes CER à avancer rapidement vers la mise en œuvre à l’échelle continentale d’instruments de politique commerciale dans des domaines tels que les règles d’origine, les procédures, la documentation et la nomenclature douanières et l’administration des frontières, ainsi que de protocoles régissant la circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux dans toute l’Afrique. En outre, en favorisant une plus grande collaboration et coopération entre les communautés économiques régionales, la zone continentale de libre-échange pourrait bien contribuer à l’action collectivement entreprise pour développer les infrastructures régionales et consolider les marchés régionaux grâce à une meilleure inter-connectivité dans toutes les formes de transport et de la communication, ainsi que promouvoir la mise en commun de l’énergie pour renforcer la compétitivité des régions. Enfin, la zone contribuera à accélérer la réalisation de la vision développée dans le Traité d’Abuja d’un marché commun à l’échelle de l’Afrique et, en fin de compte, de la Communauté économique africaine. Il est encourageant de noter qu’un certain nombre de communautés économiques régionales comme le Comesa, la CAE, la Cedeao et la SADC ont entrepris d’harmoniser et de simplifier les procédures, la documentation et la nomenclature douanières et les règles d’origine, et créer des postes frontières intégrés à des points de passage majeurs, comme Chirundu, entre le Zimbabwe et la Zambie. Elles ont aussi institué des régimes d’assurance automobile régionaux, tels les systèmes de cartes jaunes et brunes en vigueur dans les régions du Comesa et de la Cedeao, respectivement. Il s’agit là de réalisations importantes qui peuvent avoir des retombées bénéfiques sur les progrès accomplis dans la mise en place de la zone continentale de libre-échange, si l’on garde à l’esprit que l’ancrage de la zone dans les acquis hérités des CER en est un des principes cardinaux.

Libre circulation. C’est l’un des principaux piliers de l’intégration, et bien qu’il y ait eu quelques réalisations notables, les progrès restent mitigés et lents, malgré l’existence de cadres juridiques et de programmes au niveau de chaque communauté économique régionale. Cependant, certaines CER œuvrent actuellement à prendre des mesures concrètes pour faciliter la circulation des personnes, en passant des accords assouplissant les règles en matière d’obtention de visa, en délivrant des visas touristiques à une seule entrée ou en émettant des passeports régionaux (comme en ont la CAE, la Cedeao et le Comesa). Les CER et les États membres qui prennent du retard dans le respect de leurs engagements en matière de mise en œuvre de protocoles sur la libre circulation des personnes devraient redoubler d’efforts pour améliorer la situation, et faire en sorte que les africains puissent se déplacer plus librement et plus facilement à travers leur propre continent. Dans le même temps, il faut accélérer les progrès en matière de garantie du droit de résidence et d’établissement, conformément aux protocoles et accords régionaux.

Concernant la libre circulation des capitaux, certaines communautés économiques régionales ont mis en place des textes juridiques afin d’harmoniser les politiques fiscales et monétaires. Ainsi, la CAE, la Cedeao, le Comesa et la SADC travaillent à harmoniser leur droit des affaires et leur droit financier. Les progrès accomplis dans la libéralisation des services restent toutefois limités, la plus grande partie des CER ne s’étant pas encore lancée dans de véritable programme de libéralisation.

Développement infra-structurel. L’approfondissement de l’intégration dépend largement de la capacité du continent à se doter des infrastructures et des systèmes énergétiques nécessaires pour réduire le coût des affaires et accroître la compétitivité. La Banque Mondiale estime que l’Afrique a besoin de 93 milliards de dollars par an pour développer ses infrastructures. Un effort considérable est déjà fait pour améliorer les infrastructures routières, particulièrement au niveau national, mais les infrastructures ferroviaires laissent beaucoup à désirer. Il faut aussi intensifier l’action menée en matière de modernisation des ports, de connectivité des transports aériens, de technologie de l’information et de la communication (TIC) et d’énergie. À cet égard, le Programme de développement des infrastructures en Afrique (PDIA) devrait fournir le cadre et le catalyseur nécessaires pour accélérer les progrès dans le domaine des super-infrastructures et des liens à travers le continent, pour autant que les quelque 80 milliards de dollars que cela devrait coûter sur 10 ans soient entièrement trouvés.

D’autres initiatives complémentaires viennent s’y ajouter: l’Architecture institutionnelle pour le développement des infrastructures en Afrique et l’Initiative des champions de l’infrastructure du Nepad, que préside la République d’Afrique du Sud, conçues pour aider à propulser et accélérer les progrès dans ce secteur essentiel. La seconde couvre les cinq régions et comprend sept projets.

Convergence macroéconomique. Plusieurs communautés économiques régionales comme la CAE, la Cedeao, le Comesa et la SADC se sont dotées de programmes de convergence macroéconomique avec différentes cibles et objectifs, appelés à mener en fin de compte à la création d’unions monétaires. Les paramètres de convergence portent notamment sur la réalisation de la stabilité macroéconomique et de la discipline budgétaire par l’application de régimes prudents de taux de change, une inflation et des déficits budgétaires faibles, la libéralisation des opérations courantes et des mouvements de capitaux, l’harmonisation des politiques fiscales et, surtout, des taux soutenus de croissance économique compatibles avec les cibles associées aux objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) d’ici 2015.

On notera les avancées tangibles de la CAE dans ce domaine, l’année 2012 ayant été retenue pour l’adoption de son union monétaire. La région est déjà à mi-chemin des négociations sur le protocole et les pourparlers devraient s’accélérer en 2012. Avant d’adopter une monnaie commune, les États membres de la CAE doivent s’entendre sur 85 articles. Ce jour, 15 ont été négociés et arrêtés, 24 autres ont été discutés à la fin de 2011, ce qui laisse encore 46 articles encore à examiner. Les avantages de la monnaie unique seront que la compétitivité mondiale de la région en sortira renforcée, et les fluctuations monétaires stabilisées. Pour que l’Union monétaire aboutisse et tienne, il faut aussi que les cinq pays de la CAE harmonisent leurs économies. Relevons aussi que, bien qu’ils ne soient pas considérés techniquement comme des CER dans le contexte de l’Union africaine, d’autres organismes régionaux comme l’Uemoa et la Cemac, sont déjà des unions monétaires avec une monnaie unique.

M.S (Source Commission Economique de l’Afrique)

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 Ces infrastructures d’intégration qui pourraient changer le visage de l’Afrique

 

Tronçons manquants de la route transsaharienne Alger-Lagos et du projet de réseau fibre optique

Alger-Abuja : Une déclaration conjointe a été signée par les trois pays concernés en juin 2010. Des études d’impact environnemental ont été prévues pour chaque pays et devraient être conclues en décembre 2011. Les appels d’offres devraient paraître en février 2012. Le financement de la section algérienne est déjà en place. Devrait être opérationnel d’ici 2014.

– Projet routier et ferroviaire Dakar-Ndjaména-Djibouti : Étude de pré-faisabilité terminée en décembre 2011.

– Projet routier et ferroviaire de corridor Nord-Sud : Toutes les études menées autour du corridor

Nord-Sud sont à l’examen en vue de clairement identifier les problèmes posés par la mise en œuvre des projets clés relatifs au corridor et, surtout, de donner la priorité aux projets qui concernent la route et le rail.

– Projet routier et ferroviaire Kinshasa-Brazzaville : L’étude de faisabilité a commencé en mai 2011 pour l’élément routier et en juin 2011 pour le rail. Les deux études devraient être terminées en 2012.

– Gazoduc Nigeria-Algérie : Étude de faisabilité réalisée en 2006. En 2009, la NNPC (Nigéria) et Sonatrach (Algérie) ont convenu d’un projet de mémorandum d’accord entre les trois États touchés et d’un accord de joint-venture. Le gazoduc devrait être opérationnel d’ici à 2015.

– Infrastructure TIC à large bande transfrontières et lien vers le projet à fibre optique à l’échelle continentale : Le Rwanda est en train de recenser les projets TIC à fibre optique et large bande de la région dont l’exécution ne peut se faire sans un «déblocage politique».

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