L’Afrique peut créer 72 millions nouveaux d’emplois d’ici 2020 (Les Afriques n°213 du 20/09/2012)

L’équipe de recherche de la firme internationale de conseil McKinsey estime que l’Afrique a le potentiel pour créer 72 millions de nouveaux emplois rémunérés, d’ici 2020, principalement dans l’agriculture, l’industrie, le commerce de détail et l’hôtellerie.

Clairement afro-optimiste, le rapport du McKinsey Global Institute intitulé «L’Afrique au travail : Création d’emplois et croissance inclusive», estime que l’Afrique a le potentiel pour créer 72 millions de nouveaux emplois rémunérés d’ici 2020, principalement dans l’agriculture, l’industrie, le commerce de détail et l’hôtellerie. Pour parvenir à un tel horizon, les pays africains devront s’attaquer à certains des obstacles actuels à la création de l’emploi. Le cabinet appelle à la rescousse les exemples de pays comme la Thaïlande, la Corée du Sud et le Brésil, qui ont créé deux à trois fois plus d’emplois stables que l’Afrique lorsque leurs économies étaient à des niveaux de développement similaires. Les secteurs à fort potentiel demeurent l’agriculture, l’industrie, le commerce de détail et l’hôtellerie.

McKinsey soutient que l’agriculture pourrait créer 14 millions d’emplois stables d’ici à 2020 contre 8 millions d’emplois stables selon les tendances actuelles, à condition que le continent accélère le développement de ce secteur.

Dans l’industrie et le secteur manufacturier, quelque 15 millions d’emplois pourraient être créés au lieu de la prévision actuelle de 7 millions. Il suffit pour cela que les pays africains tirent parti de leurs avantages comparatifs. Ce qui leur permettra par exemple d’ajouter aux 9 millions d’emplois prévus d’ici 2020 dans le détail et l’hôtellerie, quelques 5 millions emplois supplémentaires durant la même période.

Pour ce faire, les pays du continent doivent encourager la formalisation et la modernisation du secteur. Le rapport identifie les conditions macroéconomiques, l’instabilité politique et les insuffisances des infrastructures du continent comme étant les principaux obstacles à la croissance du secteur privé. L’étude exhorte les décideurs africains à adopter des stratégies explicites visant à encourager la croissance dans les secteurs nécessitant beaucoup de main-d’œuvre. Ce qui pourrait être réalisé en collaboration avec le secteur privé.

Sana Taleb, Casablanca

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