Au service des labos (Jeune Afrique n°2723 du 17/03/2013)

Installé dans le sud de la France, le distributeur Tridem Pharma réalise 100% de ses revenus dans 21 pays subsahariens. Et vise désormais l’Afrique anglophone.

Les liens entre la France et l’Afrique sont parfois plus profonds encore qu’on ne le pense. Tridem Pharma, une petite (à l’échelle française) PME de Toulouse, dans le sud de la France, réalise pourtant 100% de ses revenus en Afrique francophone. Soit 72 millions d’euros en2012. Dans la Ville rose, la direction générale et plusieurs services administratifs – 35 personnes – veillent à la stratégie de ce distributeur de produits médicaux, mais, sur le terrain, ce sont 400 personnes en tout, représentants ou directeurs régionaux, qui la mettent en œuvre. Dans 21 pays, de la Mauritanie aux Comores…

« Nous sommes prestataires de services pour une vingtaine de laboratoires, souligne Gérard Baylé, qui a cofondé Tridem Pharma en 1986. Nous avons profité de la décision des laboratoires français d’externaliser les activités de distribution en Afrique à partir des années 1980. Et, depuis 2000, nous bénéficions du boom économique sur le continent, avec une croissance à deux chiffres de nos revenus. » Après une progression de 28,5% en 2012,la société vise les 100 millions d’euros de chiffre d’affaires dans trois ans, principalement en Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Cameroun, ses trois plus gros marchés, mais aussi dans de plus petites implantations, comme le Tchad ou la Centrafrique. Tridem propose aux laboratoires des prestations de représentation médicale, de distribution mais aussi d’assistance pour les autorisations de mise sur le marché ou de création d’outils promotionnels adaptés à l’Afrique. « Nous sommes quasiment les seuls à offrir l’ensemble de ces services », précise Gérard Baylé, dont les concurrents se nomment Eurapharma (Groupe CFAO) et Planetpharma (Ubipharm).

Petits marchés. Pour bénéficier un peu plus de la croissance africaine, Tridem Pharma mettra le cap en 2013 sur l’Afrique anglophone et lusophone. « Dans cinq ans, nous espérons être présents au Ghana, au Nigeria, au Soudan et en Angola », avance Gérard Baylé, qui prépare dans un premier temps l’ouverture d’un bureau à Accra. « Peu de laboratoires français sont présents en zone anglophone. » Du côté de Toulouse, on ne craint pas réellement la tendance de certains grands laboratoires à ré-internaliser les fonctions de distribution en Afrique. « Il faut avoir une taille critique pour internaliser ces fonctions, car il y a beaucoup de pays sur le continent. » Et autant de petits marchés complexes à gérer.

Frédéric Maury

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