Pharmacie : avec Nick Haggar, priorité au générique (Jeune Afrique n°2733 du 26/05/2013)

Ce Britannique pilote depuis 2011 la stratégie africaine du laboratoire Sandoz. Pour renforcer sa présence, la filiale du suisse Novartis multiplie les partenariats locaux.

C’est déjà le principal fournisseur de génériques en Afrique de l’Ouest francophone. Mais depuis deux ans, le géant suisse de la pharmacie Novartis cherche à se déployer sur le reste du continent à travers sa division génériques, Sandoz. Son objectif : profiter de l’immense potentiel du marché pharmaceutique africain, qui affiche une croissance à deux chiffres (environ 10 % par an).

En Afrique de l’Ouest, le laboratoire se concentre sur ses marchés prioritaires, la Côte d’Ivoire et le Sénégal, où il a ouvert en février un bureau régional, tête de pont pour explorer les opportunités qu’offre la sous-région et s’y implanter davantage. Ancien cadre du laboratoire indien Ranbaxy avant de rejoindre Sandoz en 2008, Nick Haggar, directeur Moyen-Orient, Europe de l’Ouest et Afrique, pilote cette stratégie depuis 2011. Il précise : « à très court terme, nous souhaitons également nous renforcer au Nigeria et au Ghana. »

Bioéquivalence. Sur le continent Sandoz couvre plusieurs champs thérapeutiques : des anti-infectieux aux antituberculeux, en passant par des produits destinés à la santé maternelle et infantile. « Comme nous nous devons de proposer nos médicaments au plus grand nombre, nous sommes désormais en quête de partenaires locaux » explique le Britannique de 47 ans. A l’image de celui conclu avec le ministère zambien de la Santé pour améliorer l’accès aux médicaments essentiels en zone rurale, ou de la collaboration du groupe suisse avec les autorités éthiopiennes pour un laboratoire régional de bioéquivalence, chargé d’assurer la conformité (en termes d’efficacité) des génériques par rapport aux médicaments d’origine.

Cette politique s’est également illustrée, en avril 2012, par le partenariat noué avec le camerounais Cinpharm. Concrètement, Sandoz apporte au premier producteur de génériques d’Afrique centrale l’expertise ainsi que la matière première pour optimiser la qualité de ses produits. Et permet ainsi à Cinpharm de s’adapter aux bonnes pratiques de fabrication de médicaments destinés à la sous-région. De son côté, Nick Haggar mise sur cette collaboration pour ouvrir de nouveaux marchés à Sandoz. « Nous voulons travailler avec les producteurs africains pour contribuer à l’amélioration de la qualité de leurs produits et à la transformation en profondeur des pratiques médicales », souligne ce père de trois filles qui a aussi travaillé chez Baxter et GlaxoSmithKline.

Fanny Rey, envoyée spéciale à Londres

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