Archive for ‘Humeur’

4 janvier 2013

Encore un effort en 2013!

J’ai l’innocence de croire que l’Afrique a été en 2012 plus visible que jamais. Pour quelques mauvaises raisons, comme d’habitude, mais aussi parce qu’enfin nos média grand public nous en ont livré une autre image, comme le Point par exemple qui en août dernier titrait en première de couverture « l’Afrique n’est pas celle que vous croyez » que reprenait le mois suivant le magazine Géo titrant à son tour sur le réveil du continent.

Nos entreprises ne s’y précipitent pas encore, c’est vrai. On devine toutefois des interrogations sur le sujet. Mais sitôt la tentation de s’y aventurer émerge-t-elle que l’on juge plus prudent de se contenter d’y saisir les opportunités qui passent plutôt que d’y élaborer une approche volontariste. Hélas, nos patrons de PME, c’est bien connu, ne sont pas des grands exportateurs. Ils sont même un peu myopes qui, incertitude de contexte économique aidant, semblent, moins que jamais, prêts à prendre des risques. Tant de moyens sont pourtant à leur disposition ! Même pour l’Afrique !

Un nouveau président est installé à l’Elysée et l’on entend à nouveau parler – vieille rengaine – des changements dans les rapports avec l’Afrique. L’histoire dira ce qu’il en est. En attendant, notre nouveau ministre du commerce extérieur, Madame Nicole Bricq, choisit d’abord de se rendre en Afrique pour ses premiers déplacements internationaux et c’est le Kenya qu’elle honore de sa première visite en Afrique subsaharienne ! Autant de signes qu’il est aisé de décoder non ? Surtout si l’Afrique (et donc le Kenya et donc l’Afrique de l’Est) est désignée comme priorité pour le commerce extérieur français ainsi que le claironne en titre le communique de presse établi par le ministère à cette occasion.

Un faisceau de présomptions me fait croire que l’intérêt pour l’Afrique, que j’appelle de mes vœux pour la 3è année consécutive, émerge timidement. Encore un effort, messieurs les patrons de PME, l’Afrique est à votre portée, saisissiez-vous en en 2013 !!!

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3 janvier 2012

Pour une année 2012 africaine pour les PME (bis repetita) ! Des places sont à prendre !!

Il n’aura pas échappé à personne que 2011 n’a pas tenu ses promesses. Là où nous en attendions un redressement, nous voilà plongé, durablement semble-t-il, dans une récession plus profonde que la précédente. Les prévisions de croissance pour le monde sont en berne, le ralentissement est partout, même en Asie pourtant locomotive de la croissance mondiales ces dernières décennies. Les gains de croissance attendue par nos entreprises sur cette partie du monde ne seront plus aussi évidents. Il faut ouvrir des voies nouvelles. L’Afrique est l’une d’elles, peut-être même l’ultime…

L’année 2010 fut celle d’une plus grande visibilité pour le continent noir et la tendance s’est confirmée en 2011. La croissance y est demeurée vigoureuse; pas une semaine ne s’est passée sans qu’ici ou là l’actualité ne nous rappelle, tant sur le plan politique qu’économique que le continent émerge lentement mais surement de sa léthargie. La presse, notamment spécialisée, se fait régulièrement l’écho des ambitions qu’y affichent ouvertement les grandes entreprises, celles de l’automobile, de l’agro-alimentaire, de la grande consommation, de la distribution, du bâtiment, des télécom etc…L’Afrique n’est plus seulement l’affaire des groupes miniers ou pétroliers. Tous comprennent que des opportunités historiques y sont à saisir. Les grands et prestigieux cabinets internationaux de marketing (Mc Kinsey, BCG, Ernst & Young) n’y sont sans doute pas pour rien qui tous y sont allés de leur rapport en 2011 soulignant le phénomène. Mais ce n’est hélas là encore qu’une affaire d’initiés à laquelle échappent en grande partie nos PME et plus encore le grand public.

A la même époque l’année dernière, je faisais le vœu que 2011 soit une année africaine pour les PME. Cela aura sans doute été bien peu le cas, l’information grand public, celle qui est à la disposition des patrons de PME percole encore trop lentement, notamment en France, au contraire des pays anglo-saxons ainsi qu’en atteste un récent numéro du très sérieux magazine « The Economist » qui, début décembre dernier, faisait sa une sur l’intérêt croissant pour le continent africain. Rappelons donc brièvement que, selon les dernières prévisions du FMI, l’Afrique subsaharienne sera la seule zone de la planète où la croissance se maintiendra en 2012, sans doute à plus de 5% et notons, ainsi que nous le livre le magazine « Jeune Afrique » de cette semaine que c’est l’Afrique anglophone, l’Afrique de l’Est tout particulièrement qui, bien que dépourvue des richesses minérale de l’Ouest, avance le plus vite. Le contexte de famine qui sévit dans la Corne de l’Afrique, le récent retour de l’inflation dans la zone, n’y changent rien, les conditions pour y faire des affaires  sont plus favorables et les plus aisées qu’ailleurs en Afrique.

Nos entreprises y seront-elles sensibles ? Nos PME prendront-elles massivement le train de l’Afrique ? Et si oui auront-elles la curiosité de sortir du confortable pré carré francophone ?  Souhaitons-le vivement, car d’autres, britanniques, allemandes, néerlandaises, italiennes, espagnoles s’y emploient déjà avec ferveur. Des places sont à prendre sans tarder !!

29 décembre 2010

Pour une année 2011 africaine pour les PME !!!

L’année 2010 qui s’achève fut incontestablement l’année zéro du continent Africain. Pour la première fois les médias nous ont présenté le visage souriant du continent noir. En cette fin d’année, les rapports s’accumulent qui annoncent une année 2011 encore plus prometteuse.

Ici et là des grands groupes internationaux y déploient des stratégies volontaristes pour l’avenir. On se réjouit d’une population non seulement en croissance mais au pouvoir d’achat véritablement émergent, on parle de profitabilité, on se félicite d’une croissance durablement installée. Après la déferlantes des investisseurs chinois, indiens et brésiliens, n’est-ce pas Barack Obama qui affirmait récemment devant un parterre de députés ghanéens que le 21è siècle sera celui de l’Afrique ? Nos dirigeants européens semblent finalement eux aussi sentir le vent tourner qui nous invitent –  encore trop timidement sans doute – à nous intéresser à cette destination. Les soubresauts ivoiriens de l’hydre du malheur n’y changeront rien, le train de l’histoire est en marche.

En cette période de vœux, souhaitons-lui de faire bonne route. Souhaitons aussi que nos PME ne tardent pas à y prendre place. Pour elles aussi, la voie d’un avenir de croissance passera assurément par l’Afrique.